Parfois cheap, parfois plus sophistiquee, la musique de L'INSPECTEUR est empreinte de relents 60s-70s, tantot immergee dans des sons acides, a la limite dun revival 80s, tantot plongee dans un univers plus dance-floor. Une electro-pop enigmatique, intrigante et envoutante. ---------------------------------------- Sometimes cheap, sometimes more sophisticated, the music of L INSPECTEUR is printed by 60s-70s stenches, sometimes immersed in acid sounds, on the verge of an 80s revival, sometimes plunged into a universe more to dance-floor. An enigmatic, scheming and captivating electro-pop. ---------------------------------------- GENESE -------------------- 5h du matin, la ville s'éveille. Le regard pris dans les néons d'une vitrine de sushi bar, je marche sur le trottoir. Deux travestis - pied-nu, les talons à la main, rimmel ruisselant sur leurs joues fardées - m'interpellent : « Revolución sexual, man ! », puis s'éloignent en riant. Je rentre de l'Easy Chair, le club d'Alvin Smith où j'avais mixé toute la nuit. Repu, satisfait, les beats ronflent encore dans mes oreilles engourdies. Seul, sur le chemin des lampadaires je me dirige vers mon hôtel.
2 heures de sommeil. J'ouvre les yeux sur le plafond déjà caressé par les rayons roses du matin. Je tire les rideaux, train de lumière dans la chambre. Inspiration brève d'un instant, la bouche à demi-ouverte, l'air furtif et sec envahit mon palet. Un craquement d'allumette, le crépitement de la cigarette, la fumée siffle sur mes lèvres comme une Mustang sur une autoroute perdue.
Nu dans la salle de bain, j'écarte le rideau de douche. Mon visage se reflète dans le miroir, mon corps déformé dans la pomme en inox. Je vois des marques sur mes bras ; je revois les marques sur tes bras. Des coupures infectées. Je me souviens de New York City, appartement 174, bâtiment F, 5° avenue où tu prenais de la dope. C'était quand ? Il y a un an. Tu en es revenue ? Oui . . . et après ? Un chat japonais en porcelaine m'avait invité dans l'appartement où je t'avais rencontrée ; le soleil s'était congelé entre nos regards éperdus de temps. Je connaissais ton corps comme si je l'avais inspecté à la loupe. Baby, tu avais été pour moi une révélation, une chaleur vibrante sous ma peau.
L'instant d'un état, d'un souffle, et après. Je regarde par le carreau sale et embué de la fenêtre. Le trottoir se mouille d'une pluie d'Octobre. Eclaboussements d'un pas dans une flaque. Je me souviens de Harrogate, de lui - Nikes blanches aux pieds, une bande bleue sur le côté, jog rouge, écouteurs sur sa chevelure noire - courant inlassablement chaque matin. Le quartier, le parc, la voie ferrée, la gare routière, son coeur battait au rythme des foulées, une étoile brillant dans la Voie lactée. Son nom : Christian. Son monde : celui d'un hamster dans sa roue ! Christian. Ses amis l'appellaient Old Sport'.
Travelling arrière hors de mes souvenirs. Le temps effrité n'a guère de substance. Décidé, j'appuie sur le 0 du cadran rouge de l'interphone. La réception. La note s'il vous plait. On avait demandé mon nom et mon adresse à mon arrivée. Adresse ? St Jean Street, Chicago. Je prends l'ascenseur. Au moment de franchir le pas de la porte vitrée, l'hôtesse vêtue d'un tailleur bleu pâle lance dans un accent français : « Good bye Mister ». Je m'apprêtais à partir, valise à la main, pour emprunter les escaliers et subways de la grande cité. -------------------- GENESIS -------------------- 5 a.m. The city is getting out of its sleep. I am walking on the pavement with my gaze caught in the neon lights of a sushi bar window. Two barefoot transvestites - high-heels dangling from their hand, mascara running down on their overpowdered cheeks - are calling out to me: “Revolución sexual, man!” Then they laugh their head out as they vanish. I am on my way back from the Easy Chair, Alvin Smith's club where I'd been behind the decks all night. I am full but pleased. The beats are still throbbing in my worn out ears as I am following the street lamps path to my hotel.
2 hours of sleep. I open my eyes. The sun is stroking the ceiling with pink morning rays. I draw the curtains. Full light in the bedroom. I breathe in shortly, my mouth is half-shut, as a wave of dry and stealthy air pervades my palate. The crackle of a match. The rustle of a cigarette. Smoke whistles on my lips like a Mustang on a lost highway.
I am naked in the bathroom. I pull aside the shower curtain. I can see my face in the mirror, and my distorted body in the stainless steel shower head. I can see marks on my arms. I recall the marks on your arms. Cuts infected. I recall New York City, apartment 174, building F, 5th Avenue where you used to take dope. When was that? About a year ago . . . Have you done it since? No . . . So what? A Japanese china cat had greeted me in the apartment where I had met you. The sun had frozen between our eyes frantic with time. I knew your body as if I had examined it from head to toes through a magnifying glass. Baby, you were a revelation to me. A throbbing heat under my skin.
Now? I breathe out shortly. And then? I am looking out through the misted-up and dirty window. Outside, October rain is wetting the pavement. Splashing from a foot stepping in a puddle reminds me of Harrogate, of him wearing his Nike trainers - white with blue stripes on the side - red trousers, headphones on his black hair, invariably running every morning. The neighbourhood. The park. The railway tracks. The bus station. His heart was thumping to the rhythm of his strides like a shining star on and off in the Milky Way. His name was Christian. His world? That of a hamster in its wheel! His friends called him ..Old Sport'.
Zooming out of my memories. Time is crumbling down, disappeared. I am determined. I press zero on the intercom red dial. Reception speaking. The bill, please. I had been asked my name and address when I arrived. Address? St Jean street, Chicago. I take the elevator down. I am reaching the hotel sliding doors when the receptionist - wearing a pale blue suit - lets out with a French accent: “Good Bye Mister”. I am leaving, a suitcase in one hand, ready to dive in the stairs and subways of the great city.
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Hello Monsieur L'Inspecteur ! A découvrir sur ma page les derniers « Haïkus chorégraphiques » et autres doux projets dansés… Au plaisir de se croiser bientôt.
Bonjour, Alors premiers sentiments après cette soirée "one shot"? Une envie de se replonger dans la musique? Je pense que cela pourrait être vraiment intéressant! La mode aujourd'hui n'est plus ou peu à la vidéo (atypique qui plus est) + musique. Donc il y a de la place pour L'Inspecteur.
MUSICAL YOUSS’ STREET QUARTET
Fête de la musique Dimanche 21 juin @ La Brasserie de Lyon (Marseille, 1er)
Le MUSICAL YOUSS' STREET QUARTET sort les caissons en
terrasse de la brasserie de Lyon pour la fête de la musique le 21 juin
dès 14h... jusqu' à minuit !
Bon son en extérieur avec MR FEVER, RAPTUS, PROSPER YOUPLA BOOM!, L'ATOMISTE...
+ Live painting par IKO BLACK CAT CALL
Au menu :
- Formule du Midi : reggae, hip hop, dubstep, breakz et autres amuse-gueules...
(c'est pas une blague, vous pouvez vraiment manger sur place à midi !)
- Formule du Soir : rock'n'roll, ragga jungle, drum'n'bass, tribe hardtek...
Les menus seront servis avec le sourire et les rafraîchissements avec ou sans glace selon l'humeur.
MUSICAL YOUSS II Samedi 30 mai 2009 @ La Brasserie de Lyon (Marseille, 1er)
Après l'exce-llll-ent épisode 1 dans ce nouvel endroit kitschissime, la team protéïforme des "Musical Youss" remet le couvert à la brasserie de Lyon. Même pas peur, nos gentils hôtes restaurateurs Youssef & Najwa, vous accueillent une bonne partie de la nuit pour une bonne party de la nuit... miam.
--- --- Recette : (pour 50 à 100 personnes)
Au préalable découpez de fines lamelles de dubstep afin d'accompagner délicatement l'entrée en matière d'un hop hop juteux. Laissez mijoter une à deux heure selon l'humeur puis saisir le dancefloor live'n'direct tant qu'il est chaud. Dans la poêle, préparez deux galettes de vinyle fraîchement sélectionnées puis faîtes revenir les massives jusquà les entendre hurler. Enfin, pensez à déglacer les convives régulièrement à l'aide de bière, vin ou spiritueux, l'ambiance n'en sera que meilleure !"
Salut, désolé je suis en stage a Montréal et je ne consulte pas trop mon myspace du coup.
Des amis rockeur sur Avignon ? Et bien je connais Namaspamouss', Black candy store, les anciens de Solyass (mais je connais pas le nom de leur nouvelle formation), Flint. puis sinon dans la région y a un groupe que j'aime bien c'est My own vision (mais je crois que le chanteur viens de quitter). J,en connais d'autre, mais impossible de me souvenir hors contexte :s Tu peux aussi te renseigner auprès de l'association Microckosm, ils ont organisé pas mal de concert dans les alentours.
J'es pére que ca va de ton côté ? Au plaisir, Audrey
L'éducation, la recherche, la pensée, la culture vont mal... Où sont les artistes?
De nombreuses universités sont mobilisées depuis plus de 8 semaines. Elles ne sont pas "bloquées": elles vous informent de leurs revendications, elles donnent à voir les choses sous un autre angle qui mérite d'être considéré afin que chacun puisse avancer vers le futur en connaissance de cause.
L'entreprise de désinformation et de discréditation du mouvement est redoutable et s'exerce à tous les niveaux: étatique, médiatique, etc. Certes, tout un chacun est libre de ses opinions mais l'opinion se fabrique, et se défabrique...
Nombreux sont les frileux qui préfèrent "dénoncer ceux qui dénoncent" et "désespérer de ceux qui désespèrent". Nombreux sont les frileux qui se contentent de mettre en cause des modes d'action censés être trop radicaux et se félicitent de vouloir être plus nuancés. Jusqu'à quel point ceci pourra-t-il les rassurer et les dédouanner de n'avoir rien fait?
L'étendard d'une école républicaine que brandit notre gouvernement n'a rien à voir avec les idéaux de 1789 d'une école gratuite, laïque et obligatoire, ni avec ses mises en application, fastidieuses certes, sans doute imparfaites et susceptibles d'amélioration. Aujourd'hui, c'est l'église catholique qui, grâce aux subventions actuellement délivrées par l'état, ouvre des jardins d'enfants pour pallier les fermetures des premiers niveaux de l'école maternelle. Nous avons mis plusieurs siècles à séculariser l'école...
De la même façon, la prétendue volonté d'une recherche scientifique qui serait plus autonome relève du même mensonge. Déjà la censure est à l'oeuvre dans nos départements universitaires à l'encontre de toute pensée critique. Et que dire des financements? Ce ne sont pas leurs salaires que les universitaires (ceux qui sont dignes de ce nom) défendent. C'est la garantie d'un statut et d'une rémunération étatique, c'est à dire non assujettie aux intérêts locaux et irrémédiablemen